L’année 2012 de l’ADACS aura été marquée par l’arrivée de plusieurs nouveaux membres, Pauline Berthelot, Valérie Lebègue et Jack Tones, et par le passage de relais à la présidence entre Muriel Rousseau et Erick Balin, mais surtout, dans l’action de l’ADACS, par l’exposition de Christian Jaccard, Energies dissipées.
L'exposition Christian Jaccard, Energies dissipées a été proposée par Dominique Roussel dans le cadre d'un vaste parcours qui a débuté au Domaine de Kerguéhennec dans le Morbihan, à la Villa Tamaris de la Seyne-Sur-Mer, à l’Espace d’art contemporain André Malraux de Colmar, et qui s’est achevé en automne à l'Arsenal - musée de Soissons. Cette itinérance était organisée par Evelyne Artaud critique d'art , coordinatrice des 4 expositions.
Le bilan de fréquentation de l’exposition , réalisé par Patricia Langlais-Votte et communiqué par Dominique Roussel montre, avec une moyenne de plus de 40 visiteurs par jour sur les 85 jours d’exposition, l’intérêt porté par le public, adultes et enfants confondus, pour des artistes et des oeuvres qualifiés parfois de difficiles mais qui ne découragent pas pour autant les Soissonnais, curieux de découvrir les tendances et courants artistiques d’aujourd’hui (voir ci-joint le bilan de fréquentation de l’exposition).
La présence de l’artiste à l’occasion de l’installation des oeuvres et du vernissage, et les échanges avec le public sont également facteurs de réussite de ce type d’opération. Le catalogue, dont le niveau éditorial a pu être atteint grâce à la collaboration du Musée de Soissons avec les autres partenaires partageant cette exposition, a lui aussi contribué à la qualité de l’exposition et en aura facilité la perception par le public soissonnais.
L’oeuvre éphémère réalisée dans le cadre de l’exposition « Au pied du mur II » proposée par le Musée au Frac Picardie, est venue renforcer le discours de Christian Jaccard, pyronaute infatigable, fournissant un écho aux oeuvres des salles hautes de l’Arsenal. La production de cette oeuvre a pu être réalisée avec le Frac Picardie, le Musée de Soissons, l'ADACS et l'association Pérégrines. Le court métrage réalisé par Dominique Roussel, montrant son processus de création offrait également des réponses aux nombreuses questions du public sur les méthodes de travail de l’artiste.
Quant aux visites dialoguées assurées par l’ADACS les samedis et dimanche après-midi (22 visites dialoguées), la lecture du cahier de correspondance, tenu consciencieusement, et non sans humour, par l’Adacsien de service, confirme le bien fondé de notre formule. Libre à l’équipe, comme chaque année, de réfléchir à d’éventuelles améliorations, mais son fondement reposant sur ce dialogue est plébiscité par nos visiteurs. Et je remercie tous ceux qui, parmi nous, ont participé à cette action. J’engage vivement les autres à s’y frotter, pas seulement par souci d’équilibrer le calendrier des visites, mais parce que c’est une expérience enrichissante, parfois un challenge, et tous ceux qui l’ont pratiqué une fois y sont revenu avec plaisir.
Nous nous devons également de remercier nos partenaires institutionnels pour le soutien et la confiance qu’ils nous ont accordés. Cette année encore, nous avons bénéficié du soutien de la Ville de Soissons, tant par sa subvention que par les moyens techniques mis à disposition, du Conseil régional de Picardie, du Conseil général de l’Aisne, sans lesquels l’exposition Energies dissipées
n’aurait pu avoir lieu. Nous les remercions sincèrement et nous nous engageons à faire en sorte qu’ils continuent à nous accorder leur confiance.
Mais il est un partenaire privilégié sans lequel l’ADACS serait inexistante. Un partenaire avec lequel nous formons un binôme dont, si nous en sommes un peu le coeur, il en est au moins la tête et les jambes. J’évoque ici le musée de Soissons, son équipe et son conservateur qui est aussi notre commissaire d’exposition. Dominique Roussel, assisté de Patricia Langlais-Votte, accompli chaque année un travail de fourmi en amont de chaque opération. depuis l’élaboration des dossiers de subventions, les contacts avec les différents partenaires, le suivi du budget, la relation avec les artistes, le choix des oeuvres, la publication du catalogue, les campagnes de communication, les relations avec les fournisseurs, la mise en place des activités pédagogiques, la logistique propre à une exposition, transports, assurances, accrochage, vernissage, gardiennage, décrochage, retour des oeuvres, et aussi l’accueil des réunions de l’ADACS et la mise à disposition de ses locaux et du personnel d’accueil et de gardiennage pour notre exposition.
Ce partenaire, je tiens à le remercier en la personne de Dominique Roussel, qui en est la cheville ouvrière, et à lui témoigner toute notre gratitude, regrettant seulement que notre engagement bénévole ne nous permette pas d’être à la fois plus présents et, de ce fait, plus conscients de l’importance du travail accompli par l’équipe du Musée de Soissons.
L’année 2012, ce fut aussi pour l’ADACS une année de réflexion, de recherche et de projets, trois axes de travail qui devraient porter leurs fruits en 2013 au travers d’une meilleure visibilité de l’association en terme d’image et de communication, d’activités renforçant nos liens avec les artistes, et d’un travail d’équipe tourné essentiellement vers l’exposition annuelle et ses visites dialoguées, mais pas exclusivement, et nous gardons une oreille attentive aux Adacseries les plus utopiques.
Le président de l’ADACS, Erick Balin